10 juillet 2007
LITTERATURE QUEBECOISE
Denis Boucher écrivain
« Faut nourrir son corps, faut aussi nourrir son esprit. La lecture est la nourriture de l'esprit. L'écriture est un remède contre les psys. Prenez donc un peu de temps pour vous relaxer en lisant un livre. Encore mieux, écrivez-en un. »
http://denisboucher.blogspot.com/
MICHEL DAVID
Michel David a vécu dans Hochelaga-Maisonneuve jusqu'à l'âge de 15 ans.
Chroniqueur de vies
Michel David conclut la saga de la famille Dionne
Auteur prolifique, Michel David est un amoureux de la langue française. Quand il n'écrit pas des manuels de grammaire, cet enseignant à la retraite se plonge dans la chronique de son temps pour en extraire des tranches de vie. Il faisait récemment un retour dans l'est de son enfance pour lancer le 4e tome de La Poussière du temps, une série qui se passe dans Hochelaga-Maisonneuve et dont il a déjà vendu plus de 90 000 exemplaires
Intitulé Au bout de la route, ce roman clôt la série de 4 livres qui mettent en scène la famille Dionne. Les deux premiers tomes se passaient dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, où l'écrivain a vécu avec ses parents jusqu'à l'âge de 15 ans, dans le quadrilatère formé par les rues Fullum, Frontenac, De Maisonneuve et Notre-Dame.
L'écrivain garde de vibrants souvenirs du quartier ouvrier à l'aube des années 50, de l'ancienne école Champlain qu'il a fréquentée, des fours à chaux de la rue Poupart en passant par la prison des femmes. «C'était un quartier pauvre où les gens étaient fiers. Cela a beaucoup changé. De nombreux bâtiments de l'époque ont été détruits», constate-t-il.
Le troisième et le quatrième tome se déroulent dans Saint-Léonard, où la famille Dionne a déménagé par la suite, tout comme la famille de Michel David. «Un bungalow se vendait entre 7 500 $ et 11 000 $ en ce temps-là. C'était un petit village qui s'est considérablement développé en quelques années.»
L'auteur est le premier surpris du succès remporté par la série. Depuis la publication du premier tome, il y a un peu plus d'un an, près de 30 000 exemplaires de chaque volume ont trouvé preneur, et les fans se bousculaient à la librairie Renaud-Bray de la rue Fleury, lors du lancement, pour se procurer le dernier volume.
«Au Québec, on parle d'un best-seller à partir de 4 000 exemplaires. Le tirage de La Poussière du temps place Michel David dans la même classe que les Arlette Cousture et Yves Beauchemin», déclare Alexandrine Foulon, des Éditions Hurtubise MHM, qui ont publié le roman.
L'écriture 8 heures par jour
Cet enseignant à la retraite, qui a fait sa carrière à Anjou et Saint-Léonard, a déjà publié une centaine de manuels scolaires et trois grammaires françaises. Il a reçu pour ses états de service la Médaille du rayonnement culturel de la renaissance française, qui lui a été remise par le président français Jacques Chirac en 2000.
«À la retraite, je me suis installé à la campagne, mais je trouvais cela ennuyeux de ne rien faire du matin au soir», raconte-t-il. Pour se désennuyer, il écrit huit heures par jour. Ses matinées sont consacrées à la rédaction de manuels de français, l'après-midi il se détend en écrivant des romans.
Sa première saga, Le petit monde de St-Anselme, a été publiée aux éditions Guérin. Pour sa deuxième série, écrite en l'espace de 18 mois, l'auteur s'est mis à la recherche d'un éditeur plus grand public. Hurtubise HMH lui a ouvert la porte. Avec le succès que l'on connaît.
«Le succès remporté par la saga m'a dépassé», confie l'homme avec modestie. Les lecteurs sont nombreux à venir le rencontrer lors des séances de signature. «Plusieurs personnes me disent qu'elles croient avoir reconnu tel ou tel personnage. Les gens reconnaissent leur quartier. Ils ressentent une certaine fierté», témoigne-t-il.
Auteur prolifique, Michel David s'apprête à publier, en octobre prochain, le début d'une troisième saga intitulée À l'ombre du clocher et donc l'action se passe cette fois à la campagne.
Retour dans Ho-Ma
Mais Hochelaga-Maisonneuve reviendra à l'honneur dans une quatrième série à venir dont le premier tome est presque achevé. La saga Au fil des jours se situera elle aussi au début des années 50. Elle aura pour personnage central une autre femme et l'action prendra place à quelques rues d'où vivait la famille Dionne.
«Le personnage principal fait face à une autre problématique que Jeanne Dionne. C'est une femme mal dégrossie, une femme de nerf qui a du répondant alors que l'héroïne de La Poussière du temps était une femme plus soumise.»
Pourquoi cet intérêt pour le passé ? «J'ai peur que la mémoire de notre époque disparaisse. Il régnait autrefois certaines valeurs morales qui ont tendance à disparaître aujourd'hui.»
Michel David est aussi un incorrigible amoureux de la langue. «J'ai encore plus de plaisir à retravailler mes textes qu'à les écrire», confie-t-il. Par son travail de création, il veut apporter sa modeste contribution à la langue française. Le fait d'être lu par un si grand nombre de lecteurs le stimule. «Cela me donne le goût de continuer», lance-t-il. Et il n'est pas près de s'arrêter en si bonne voie !
Arlette Cousture
Notice biographique:
| Arlette Cousture est née le 3 avril 1948 dans la ville de St-Lambert. Elle étudie dans cette même ville et à l’externat classique de Longueuil. Elle décroche un baccalauréat es arts du Collège Ste-Marie. Elle fait un pas de plus en avant dans sa formation en obtenant un baccalauréat en animation culturelle et théâtrale à l’Université du Québec à Montréal. « Fille de communication », elle explore plusieurs facettes de sa personnalité en pratiquant plusieurs métiers: professeur, animatrice, recherchiste, interviewer, journaliste, conseillère en communication et écrivain. «Toute petite, je collectionnais des cahiers, des crayons et j’inventais des histoires. À huit ans, j’ai décrit ma montre pendant deux pages et demie, alors que je n’avais rien à dire sur cet objet insignifiant... » ( Marie Laurier, Le Devoir, 12 septembre 1987, p. D-1 ) |
« Pour cette femme, écrire est un véritable plaisir. Voire même une passion. Elle a gagné son premier prix de littérature à huit ans, son deuxième à 12 ans et son troisième beaucoup plus tard, en 1979, lorsqu’elle a remporté le V11ièmeconcours des auteurs dramatiques radiophoniques de Radio-Canada.»
( Danielle Bonneau, La Presse, 6 décembre,1987, p B-3 )
Avec son roman Les filles de Caleb, tome 1 Le Chant du coq et le tome 2 Le Cri de l'oie blanche, publié en 1985 et en 1986, elle obtient la renommée. Cette oeuvre, portée au petit écran, connut un vif succès. La série d'émissions diffusées à la télé de Radio-Canada fut très populaire au petit écran. La première série aura pour titre: Les filles de Caleb et la deuxième série: Blanche. Les lieux de tournage de la série, en Mauricie, sont devenus Le Village d'Émilie, on peut y visiter les décors intérieurs et extérieurs de la télésérie et diverses activités sont offertes aux visiteurs. Dans ce roman, Arlette Cousture a su mettre en valeur l'histoire des femmes québécoises. Elle est la petite-fille de son héroïne, Émilie Bordeleau, des filles de Caleb. Ce roman lui vaut Le Prix du public du Salon du livre de Montréal en 1987, le 1 er prix de Communication-Jeunesse et le prix des lecteurs du réseau des bibliothèques centrales de prêt du Québec.
Son roman Ces enfants d'ailleurs, tome 1 et tome 2 publié en 1992 et 1994, lui permit d'obtenir en 1995, le Grand Prix des lectrices et lecteurs du Journal de Montréal. Tout comme Les filles de Caleb, celui-ci fut porté à l'écran au Réseau TVA et produit par Téléfilm Canada en 1998. Cette série raconte le déchirement et le déracinement de la famille Pawlowski, au Canada, suite à la Seconde Guerre mondiale
MICHEL TREMBLAY
Michel Tremblay est l'un des piliers de la littérature québécoise. Son univers, peuplé de marginaux, de gens ordinaires, de femmes désabusées, d'amants, son univers bref, parle de la vie, de notre vie. Tour à tour écrivain de l'identité québécoise (rappelons l'épique bataille de linguistes autour du niveau de langue utilisé dans la pièce de théâtre "Les belles-soeurs"), polémiste, caricaturant les travers de la société québécoise (des belles-soeurs à quarante quatre minutes, quarante quatre secondes), Michel Tremblay sait également parler d'une ville, des gens qui la peuplent en amoureux : parfois euphorique - combien de pages des Chroniques du plateau Mont-Royal chantent les beautés de Montréal, de ces rues, de ce quartier -, parfois désemparé devant une horreur architecturale ou sociale.
Michel Tremblay est né le 25 juin 1942 sur la rue Fabre à Montréal, au coeur de ce plateau Mont-Royal qu'il chantera à sa façon, aussi épris, aussi attentif, qu'une Colette décrivant sa Bourgogne natale. Il est né d'un pressier, Armand Tremblay et de Rhéauna Rathier, amante des livres, à ce titre dans " Un ange cornu avec des ailes de tôles", Michel Tremblay nous raconte sa passion de la littérature, passion partagée avec sa mère, confidente, critique, partageant souvent les coups de coeur de celui qui rêvait déjà que de littérature. Elle lui aurait transmis le sens du drame, du rêve, du romanesque. Son père, celui du ridicule. Dans l'oeuvre de Tremblay, l'un et l'autre leg s sont exploités d'abondance. Il ajoute sur ses parents;« Ma mère avait le sens du drame, mon père celui du ridicule:c’était donc un match parfait».
De 1948 à 1959, il fait ses études primaires et secondaires dans ce même quartier puis, tour à tour, il est livreur, étudiant en arts graphiques, typographe à l’imprimerie judiciaire (1963 à 1965), vendeur de tissus au magasin de costumes de Radio-Canada.
Il écrit. Il écrit toujours. Il remporte en 1964, le premier prix au Concours des Jeunes Auteurs de Radio-Canada avec "Le Train", pièce inédite écrite à 16 ans et jouée deux fois au petit théâtre de la Place Ville-Marie. Boursier du Conseil des Arts du Canada en 1967-1968, il écrit au Mexique, "La Cité dans l’oeuf" qu’il publie un an après"Les Belles-Soeurs". Cette dernière pièce, créée en mars 1968 au théâtre des Apprentis-Sorciers par le Centre d’essai des auteurs dramatiques, triomphe au Québec, puis en France et assure la renommée du dramaturge. Sa naissance littéraire commence en 1968 avec la sortie des "Belles-Soeurs" où , après un tollé de protestations, Tremblay sort gagnant d’une lutte sur le débat linguistique, il a 25 ans.
Entre 1965 et 1976, il écrit onze pièces en passant par les Belles-Soeurs qui porte sur l’incommunicabilité jusqu’à La Maison suspendue qui parle de réconciliation, il s’est passé plus de 25 ans.
Depuis cette époque, sa carrière littéraire s’est affirmée avec régularité. Connu comme conteur, romancier, adaptateur, scénariste de films, auteur de comédies musicales, dramaturge pour la radio, la télévision et la scène et parolier pour Pauline Julien, Renée Claude et Monique Leyrac, Michel Tremblay a écrit plus de 20 pièces, 3 comédies musicales, 9 romans, 7 scénarios de films, 14 traductions ou adaptations, 1 livret d’opéra et une quinzaine de chansons. À l'automne 1998, " C'ta ton tour Laura Cadieux" est porté au grand écran et connaît un record d'affluence. Denise Filiatrault y assure la réalisation entourée d'une brochette de comédiennes de renom dont Ginette Reno dans le rôle principal de Laura Cadieux.
Oeuvres de Michel Tremblay
Présentation: Huguette Bernier et Manon-Ann Blanchard
LITTERATURE QUEBECOISE suite
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Denis Monette
Né à Montréal, le 6 décembre 1936. Il a à son actif de nombreux best-sellers. Il a étudié la linguistique, la psychologie et la philosophie au Collège André-Grasset à Montréal. Il a aussi été éditorialiste et auteur de billets pour le magazine Le Lundi dès 1977. Il a gravi les échelons au sein de l'entreprise Québecmag jusqu'aux postes de directeur général et vice-président des publications. Il a été journaliste à Los Angeles, où il a interviewé plus de six cents vedettes internationales qui ont fait la une des magazines de l'entreprise.
Un premier recueil de ses billets hebdomadaires du Lundi paraît en 1985 et est mis en nomination pour le Prix du public au Salon du livre de Montréal. Trois autres tomes suivront celui-là. Après avoir dirigé Le Lundi de 1985 à 1989, il quitte le journalisme pour se consacrer à l'écriture.
Il connaît le succès dès son premier roman, "Adèle et Amélie", qui sera suivi d'un récit d'enfance intitulé "Les Parapluies du Diable". Mais c'est son second roman, "Les Bouquets de Noces" (1995), qui le propulse comme auteur en fracassant des records de vente. Cette "brique" de 600 pages sera traduite en anglais et suivie par quelques autres romans, qui figureront tous comme best-sellers au Québec. Parmi ceux-ci, "Et Mathilde chantait" (1999) et "Pauline Pinchaud, servante" (2000) seront mis en nomination pour le Prix du public du Salon de livre de Montréal.
Bibliographie
Romans :- Par un si beau matin
Éditions Logiques, 2005 - La maison des regrets
Éditions Logiques, 2003 - Le rejeton (suite de Pauline Pinchaud)
Éditions Logiques, 2001 - Pauline Pinchaud, servante (suite de l'Ermite)
Éditions Logiques, 2000 - Et Mathilde chantait...
Éditions Logiques, 1999 - L'Ermite
Éditions Logiques, 1998 - Marie Mousseau, 1937-1957
Éditions Logiques, 1997 - Un purgatoire
Éditions Logiques, 1996 - Les bouquets de noces
Éditions Logiques, 1995 - Les parapluies du diable
Éditions Logiques, 1993 - Adèle et Amélie
Éditions de Mortagne, 1990
- Au gré des émotions: Mes plus beaux billets
Éditions Trustar, 2001 - Les chemins de la vie... Mes plus beaux billets: tome 3
Éditions Québecor, 1996 - Les chemins de la vie... Mes plus beaux billets: tome 2
Éditions Québecor, 1996 - Le partage du coeur: Mes plus beaux billets
Éditions Québecor, 1992 - Un journaliste à Hollywood
Éditions Le Manuscrit, 1987 - Pour un peu d'espoir... Mes plus beaux billets: tome II
Éditions Le Manuscrit, 1986 - Au fil des sentiments... Mes plus beaux billets
Éditions Le Manuscrit, 1985
- Par un si beau matin
- A visiter:
sites: http://www.litterature-quebecoise.com/
http://www.ratsdebiblio.net/index.html









































