LE QUEBEC

PARTONS ENSEMBLE A LA DECOUVERTE DU QUEBEC.

11 mars 2008

LEGENDES AMERINDIENNES

indiens

Origine des sucres

Bien avant l'arrivée des colons européens en Amérique du Nord, les tribus amérindiennes de l'est du Canada et du nord-est des États-Unis auraient découvert comment recueillir la sève des érables et la transformer en sirop.

 

Certains racontent que les chiens des Amérindiens, par leur comportement, auraient mis la puce à l'oreille de leurs maîtres: une branche s'était cassée et les chiens se bousculaient tout autour pour lécher la sève qui coulait, et c'est ainsi que les Amérindiens eurent l'idée d'y goûter.

Une autre version indique qu'un petit écureuil grimpa le long d'un tronc d'arbre et mordit une branche... et se mit à boire. Un Amérindien au bas de l'arbre le regardait et se demandait pourquoi, puisqu'une source d'eau fraîche coulait tout près. Il imita l'écureuil en faisant une fente de son couteau... quelle surprise! Jusqu'alors, sa tribu ne trouvait du sucre que dans les fruits sauvages. Et voilà un arbre qui pleure du sucre en larmes de cristal. En plus, il venait de découvrir un remède contre le scorbut dont les siens souffraient souvent au printemps. Tout ça parce qu'il avait regardé et imité un écureuil se désaltérer avec la sève d'un érable...

Marie-Victorin, grand naturaliste et savant québécois, auteur illustre de la Flore laurentienne, affirme carrément que les Amérindiens apprirent de l'écureuil roux l'existence du sirop et de la tire d'érable. En effet, lorsque qu'une branche d'érable à sucre casse sous le poids du verglas, la blessure causée coule au printemps. De cette entaille naturelle, la sève suit toujours le même trajet, parfois même jusqu'au pied de l'arbre. Jour après jour, le chaud soleil printanier évapore l'eau et il ne reste finalement qu'une traînée de tire d'érable que les écureuils roux lèchent goulûment.



Autant de tribus, autant de légendes amérindiennes
expliquent comment cela a pu se passer...

Micmac

Par une journée de tôt printemps, alors que le vent était encore frisquet, une vieille femme Micmac alla ramasser la sève des érables et, comme elle goûte meilleure chaude, elle en mit dans un pot qu'elle plaça au-dessus de son feu de teepee. Fatiguée, elle alla s'étendre pour se reposer. Lorsqu'elle se réveilla, le soir était déjà là. Dans le pot, elle trouva un sirop doré, clair et sucré.

Algonquin

Le chef prit son tomahawk de l'érable dans lequel il l'avait enfoncé la veille. Comme le soleil montait dans le ciel, la sève se mit à couler. Sa femme la goûta et la trouva bonne. Elle s'en servit pour cuire la viande: ce qui lui évita d'aller à la source pour chercher de l'eau. Le goût sucré et l'odeur douce furent très appréciés par le chef. Il appela le sirop dans lequel avait bouilli la viande, Sinzibuckwud, mot algonquin qui veut dire "tiré des arbres".

Iroquois

Par un matin froid et piquant, il y a fort longtemps, un chef iroquois du nom de Woksis sortit de sa hutte. Puisqu'il devait aller à la chasse, il retira son tomahawk de l'érable dans lequel il l'avait plantée la veille au soir. Le tomahawk avait fait une profonde entaille dans l'arbre mais Woksis n'y fit pas attention. Il partit chasser.

Un récipient en écorce de bouleau était posé au pied de l'érable. Goutte à goutte, la sève qui ressemblait à de l'eau s'écoula de l'entaille faite dans le tronc de l'érable et remplit le récipient.

Le lendemain, la femme de Woksis remarqua que le récipient était plein. Pensant que la sève incolore était de l'eau, elle s'en servit pour faire un ragoût de gibier.

Le soir venu, au souper, Woksis sourit et dit à sa femme: "Ce ragoût est délicieux. Il a un goût sucré."

N'y comprenant rien, la femme trempa son doigt dans le ragoût qui avait mijoté tout l'après-midi. Woksis avait raison: le ragoût était sucré. On venait de découvrir le sirop d'érable!

Légende de Nokomis (La terre)

Nokomis, grand-mère de Manabush et héros de nombreuses légendes indiennes, aurait été la première à percer des trous dans le tronc des érables et à en recueillir la sève. Manabush, constatant que la sève est un sirop prêt à manger, dit à sa grand-mère Nokomis: "Grand-mère, il n'est pas bon que les arbres produisent du sucre aussi facilement. Si les hommes peuvent ainsi sans effort recueillir du sucre, ils ne tarderont pas à devenir paresseux. Il faut tâcher de les faire travailler. Avant qu'ils puissent déguster ce sirop exquis, il serait bon que les hommes soient obligés de fendre du bois, et de passer des nuits à surveiller la cuisson du sirop." Craignant que Nokomis ne l'écoute pas, Manabush grimpa au haut d'un érable avec un vaisseau rempli d'eau et versa le contenu à l'intérieur de l'arbre. Le sucre se dissout et l'on dut travailler dur désormais pour se procurer du sirop.

Le dieu Nanabozho

Il y a bien longtemps, du sirop pur, comme celui dont on arrose ses crêpes, coulait des érables. Lorsque le dieu Nanabozho y goûta, il le trouva tellement bon qu'il se dit que les habitants de la Terre n'apprécieraient pas ce sirop s'ils pouvaient se le procurer aussi facilement. Nanabozho ajouta donc de l'eau à l'épais sirop fourni par l'arbre, tellement d'eau que le liquide finit par ressembler à de l'eau sucrée. Il dissimula ensuite cette sève au plus profond de l'arbre. Depuis ce temps-là, les hommes doivent travailler fort pour obtenir du sirop d'érable.

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22 mars 2007

CONTES ET LEGENDES DU QUEBEC

Pilotte, la petite chienne qui sauva Montréal

Un jour de 1641, une petite chienne errante et ne connaissant que les ruelles de Paris pour seules distractions, se sentait fort déprimée.

Que faire de cette journée qui s’annonçait encore une fois monotone ?

Elle en était là de ses réflexions, lorsqu’elle vit une drôle de charrette qui avançait lentement dans un tapage grinçant.

La voiture était surchargée et le pauvre cheval ne semblait avancer que grâce aux supplications des 6 hommes qui accompagnaient le convoi.

La première impulsion de la petite chienne fut d’aboyer, car elle était jappeuse.

Les hommes et le cheval l’ignorèrent.

Alors, elle se prit au jeu et escorta le convoi durant tout le jour.

Lorsque le convoi s’établit pour la nuit, la chienne passa la nuit à la belle étoile avec eux. Ce fut le début d’une aventure fantastique.

Elle continua à suivre le groupe, et une fois parvenue à Dieppe, la petite chienne embarqua avec eux à bord d’un vaisseau qui devait traverser l’océan pour se rendre au Canada.

Un bon jour, ils se retrouvèrent sur les eaux du Saint-Laurent dans une embarcation de fortune et remontant le fleuve vers l’Île-de-Montréal pour aller fonder Montréal, appelé autrefois Ville-Marie.

Cette petite troupe comprenait quelques femmes dont Jeanne Mance et avait à sa tête le colonel Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, fondateur et premier gouverneur de Ville-Marie.

Faisant fi des rigueurs de l’hiver canadien, de la forêt inhospitalière, des difficultés d’approvisionnement et de communication, M. de Maisonneuve et ses compagnons s’établirent sur l’Île de Montréal.

Dès ses premiers jours sur le sol de la Nouvelle-France, la petite chienne montra une animosité imprévue à l’endroit des iroquois.

Le gouverneur l’ayant remarqué demanda comment on l’appelait. Comme on ne lui connaissait pas de nom, il décida de l’appeler " Pilotte ", du nom de ces poissons qui suivent les navires pendant des traversées entières et guident les requins vers les proies que ceux-ci ne voient pas.

On l’entraîna à dépister les iroquois qui ne cessaient pas d’épier et de harceler Ville-Marie.

Les guerriers iroquois se cachaient un peu partout autour des fortifications et abattaient, lorsqu’ils le pouvaient, un charpentier, un scieur de bois ou quelque colon travaillant dans les champs mis en culture près des fortifications.

Nuit et jour, Ville-Marie devait soutenir une guerre acharnée et incessante d’embuscades et de surprises.

Pilotte faisait sa ronde chaque jour avec d’autres chiens jusque dans la forêt et ne manquait jamais de dépister une bande d’iroquois cachés ça et là.

Elle était douée d’un instinct merveilleux pour les découvrir, exécutant son travail de patrouille avec une telle persévérance et tant d’intelligence qu’elle jetait tout le monde dans l’étonnement.

Chaque fois que les colons entendaient ses hurlements d’alerte, ils accouraient vers M. de Maisonneuve pour l’informer de la situation.

Le 30 mars 1644, Pilotte faisait sa ronde comme tous les matins.

Soudain, elle se met à aboyer et à hurler comme jamais auparavant et les autres chiens qui l’accompagnaient l’imitèrent.

Tous les colons accoururent vers M. de Maisonneuve lui disant : " Monsieur, les ennemis sont dans le bois d’un tel côté, ne les irons-nous jamais voir ? " Le gouverneur répondit brusquement : " Oui, vous les verrez, qu’on se prépare tout à l’heure à marcher, mais qu’on soit aussi brave qu’on le promet; je vais à votre tête ".

Après avoir confié le fort à M. d’Ailleboust, M. de Maisonneuve, à la tête de trente hommes, se dirigea vers la forêt.

Deux cents Iroquois bien embusqués les attendaient, divisés en plusieurs bandes.

Un féroce combat s’engagea. M. de Maisonneuve sortit vainqueur de cette escarmouche et devint un héros … mais il ne faut pas oublier que c’est aussi grâce à l’alerte donnée par la brave Pilotte que Montréal fut sauvée.

Que serait-il advenu de Ville-Marie si Pilotte n’avait pas flairé les 200 iroquois embusqués aux alentours du fort ?

L’histoire ne dit pas ce que devint Pilotte …

Jacques Lacourcière,
Histoire populaire du Québec Auteurs multiples,
Légendes du Canada français

La légende de la Dame Blanche

Certains prétendent que son voile, emporté le soir de sa noyade, aurait donné naissance à la mince cascade coulant à l’ouest de la chute Montmorency.

Par une belle journée d’été de 1759, elle cours rejoindre son fiancé, brave et vaillant jeune homme au regard de braise.

Après les durs travaux de la journée, ils se rejoignent souvent en haut du Grand Sault (chute Montmorency), là où l’on découvre l’Île d’Orléans.

À la fin de l'été, une fois les récoltes terminées, ils s'uniront pour toujours.

À l’abri des regards, près de la chute, ils font mille et un projets d’avenir.

L’été bat son plein lorsque résonnent les premiers coups de tambours.

Le jeune couple doit se résigner à la séparation car on appelle le jeune soldat au combat.

Les Anglais veulent enlever cette nouvelle terre d’Amérique aux mains des Français.

Les femmes et les enfants vont se mettre à l’abri au fond des bois, emmenant bêtes et provisions.

Quant aux hommes, jeunes et vieux, ils restent au bord du fleuve Saint-Laurent pour défendre leur terre jusqu’au dernier souffle s’il le faut.

La flotte anglaise sillonne le fleuve.

Partout, on aperçoit les bateaux de Saunders, immobiles et canons pointés vers la côte.

Toute la colonie est sur le qui-vive.

La terrible bataille éclate au matin du 31 juillet 1759 au pied des chutes Montmorency, et qui emporte le courageux jeune homme.

Lorsqu’un commandant apprend la triste nouvelle à la belle, elle sent son âme se retourner.

On lui apprend que son fiancé a combattu avec bravoure, mais c’est bien maigre consolation pour un coeur qui aime.

Elle repense au fier jeune homme qui l’a quittée brusquement à l’appel des clairons.

Un soir de pleine lune, continue la légende, folle de douleur, elle revêt la robe blanche qu’elle avait préparée pour la noce, recouvre sa chevelure d’un long voile et se lance du haut des rochers surplombant la chute, là où tant de fois elle est venue avec son fiancé.

Le vent s’empare de son voile, le fait virevolter et le transporte au loin.

On ne revoit jamais plus la jeune femme, pas plus que son fiancé.

Encore aujourd’hui, à la pleine lune, les gens de l’Île d’Orléans peuvent apercevoir distinctement la belle de blanc vêtue, suspendue au-dessus des eaux, chevelure au vent, et qui semble chercher son fiancé dans les eaux de la chute.

Certains prétendent aussi que son voile, emporté le soir de la noyade, aurait donné naissance à la mince cascade coulant à l’ouest du torrent.

Auteur : Cécile Gagnon: Contes traditionnels du Québec

Légende du sirop d'érable

Bien avant l’arrivée de Christophe Colomb, les tribus amérindiennes savaient comment recueillir la sève des érables et la transformer en sirop d’érable.
Et à leur tour, les Amérindiens ont appris à nos ancêtres à fabriquer le sirop d’érable.
Mais les Amérindiens, eux, comment ont-ils appris ?

 

Une des nombreuses légendes raconte qu'un petit écureuil grimpa le long d'un tronc d'arbre, mordit sa branche et se mit à boire.

Un Amérindien se trouvant au pied de cet arbre le regardait et se demandait pourquoi, puisqu'une source d'eau fraîche coulait tout près.

Il imita l'écureuil en faisant une fente avec son couteau ... surprise, l’eau qui s’en écoulait était sucrée !

Jusqu'alors, sa tribu ne trouvait du sucre que dans les fruits sauvages.

Et voilà qu’il existait un arbre qui pleure du sucre en larmes de cristal.

En plus, il venait de découvrir un remède contre le scorbut dont les siens souffraient souvent au printemps.

Tout ça parce qu'il avait regardé et imité un écureuil en train de se désaltérer avec la sève d’érable.

Une autre légende de la tribu MicMac raconte que par une journée de printemps, alors que le vent était encore frisquet, une vieille femme alla ramasser la sève des érables et, comme elle goûte meilleure chaude, elle en mit dans un pot qu'elle plaça au-dessus de son feu de teepee.

Fatiguée, elle alla s'étendre pour se reposer.

Lorsqu'elle se réveilla, le soir était déjà là. Dans le pot, elle trouva un sirop doré, clair et sucré.

Posté par ChristineG à 10:35 - Contes et légendes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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